Canopus ADVC-300

Spécialité de Canopus : les boitiers et cartes de numérisation et inversement. Le dernier-né, l’ADVC-300, Mac/PC, est en plus doté de réglages correctifs. Redresser finement les signaux anémiés, voilà sa mission.

Canopuc ADVC-300

Le redresseur de signaux

Entre le convertisseur ADVC-110, traitant analogique et DV, et le haut de gamme ADVC-500, doté d’une connectique YUV In/Out, il manquait un appareil. Lacune comblée avec l’ADVC-300 qui dispose de réglages ignorés par le petit frère comme la stabilisation des images et le réducteur de bruit. Il permet aussi d’intervenir sur les signaux audio et vidéo par voie logicielle ou matérielle. Non alimenté par la prise FireWire 6 contacts, le boîtier utilise le bloc secteur livré en standard. L’ADVC-300 est ventilé, ce  qui renforce les nuisances sonores informatiques. Un câble FireWire 4/6 contacts est fourni. L’appareil intègre un codec matériel Canopus, gage d’un traitement des images de très bonne qualité. Contrairement aux rivaux, le manuel papier est en anglais et il n’y a pas de pdf. Mais le produit reste simple à assimiler.

Connectique

Le sélecteur en aluminium brossé, placé en évidence, dirige les signaux. Voulez-vous faire du DV en by-pass ou corriger des sources analogiques ? Un des deux voyants bleus électrique confirme la source en service. Au bout de 3 secondes de pression, il lance une mire de barres pour étalonner un moniteur, par exemple. La façade montre les entrées analogiques vidéo Cinch (et audio) et Y/C, ainsi qu’une prise FireWire 4 contacts. Cette dernière est bidirectionnelle, comme celle à 6 contacts située à l’arrière à côté des sorties analogiques composites (Cinch) et Y/C, plus une prise propriétaire pour liaison YUV (câble avec embouts BNC à 29 euros). Cette liaison sert notamment à adresser ses images sur un moniteur pro supportant les signaux analogiques en composantes, affichage favorisant les corrections pointues. Les signaux admis en entrée sont le Secam, le Pal et le NTSC. Le CD contient une version d’essai un peu datée de Procoder 1.25 pour PC, le convertisseur vidéo logiciel de Canopus (exemple : mpeg-2 vers avi ou avi vers wmv).

Réglages

Avant d’attaquer un travail de conversion, notez que le boîtier comporte deux panneaux d’interrupteurs pour s’adapter à des usages spécifiques. Ils interviennent pour la synchronisation audio asservie ou non, l’encodage en DV Pal ou NTSC, l’entrée en Secam, le son en 48 ou 32 kHz. Ils autorisent le mode Stand-By si les appareils DV ne sont pas en service, le filtrage couleur calé sur 1,3 ou 2 MHz, l’aspect 4/3 ou 16/9, la synchro vidéo externe ou interne… Ils permettent aussi de choisir de faire fonctionner l’unité directement entre les périphériques vidéo ou avec un ordinateur. Utilisé seul, l’ADVC-300 servira, par exemple, à reporter et tonifier d’anciennes images analogiques sur bande DV. Deux boutons sur la surface de l’appareil servent, dans le mode de fonctionnement autonome, à sélectionner le type de correction puis d’amplifier manuellement les signaux analogiques audio et vidéo. Une rangée de voyants confirme le palier d’amplification. Deux autres voyants jaunes pour l’activation Y/C 3D et le réducteur de bruit prolongent cette rampe. Ces corrections ne concernent que les signaux analogiques en entrée : il n’y a pas de correction des signaux DV vers du DV ou DV vers les sorties analogiques.

Pour le reste, tout passe par un logiciel : Picture Controller 300. Il s’agit d’un module autonome de traitement avec panneaux et curseurs pour affiner les réglages. Il fonctionne indépendamment et en parallèle des softs de capture vidéo. Nous l’avons utilisé avec le module d’acquisition de Ulead DVD MovieFactory. Basiquement, on ajustera : contraste, luminosité, saturation, tonalité, et détail. L’audio offre, sur ce même écran, de modifier le niveau, les basses comme les aigus, ou d’amplifier le signal. Ensuite, un autre panneau gère un filtrage fin (séparation Y/C d’un signal composite, réduction de bruit…). Les signaux Y/C peuvent disposer d’un filtrage de séparation 2D, reposant sur les lignes qui se suivent, ou d’un filtrage 3D. Ce dernier compare les deux trames par un circuit de détection de mouvement à mémoire de trame pour une meilleure séparation des signaux (même méthode pour la réduction du bruit). Deux panneaux concernent les autres réglages vidéo : les niveaux de noir et de blanc puis la gestion des bords des objets et personnages ou du niveau de gain. Enfin, le dernier onglet de réglages mène aux paramètres de l’audio.

Pour ce test, nous avons utilisé un lecteur Video8 et une cassette de rushes de 1985. A l’arrivée : pas d’image qui tremblote sur les bords ou part en vrille, ce qui peut arriver sans le boîtier. Le redressement des couleurs, du contraste, des noirs et du niveau de blanc tonifient ces vieilles images qui, du coup, accusent moins leurs 20 ans. Attention, les grosses pétouilles ne s’effacent pas. Si le TBC intégré s’acquitte très bien de sa tâche pour stabiliser l’image, et redresser les signaux, il ne faut pas s’attendre à des miracles quand la scène est percluse de drops et autres interférences que le circuit ne saurait compenser. Les parties de nos rushes qui en contenaient les ont conservés.

Verdict

Un bel appareil capable d’améliorer efficacement les signaux analogiques. Il plaît aussi pour sa mixité de fonctionnement avec ou sans ordinateur (Mac ou PC). La correction des signaux est possible dans les deux cas.

Les plus

  • Mac et PC.
  • Sortie YUV (câble optionnel 29 euros).
  • Corrections de signaux vidéo et audio.
  • Fonctionne avec ou sans ordinateur.
  • Garantie de 3 ans.

Les moins

  • Ventilateur audible.
  • Non autoalimenté par le port FireWire (bloc secteur fourni).
  • Pas de connectique YUV In.

CV 189