Canon UCX30Hi

Canon UCX30HiUn Canon UCX2Hi, à un prix de rêve, offrant, outre l’autofocus pilotable par une table de montage travaillant au time code, et quelques sympathiques petits bonus, c’est le caméscope Video 8 Canon UCX30Hi.

Le Petit Musclé

L’intervention du numérique dans le panorama audiovisuel renforce paradoxalement l’attrait du S-Vidéo. Pour tenir la distance face au nouveau format, les constructeurs se voient contraints de réviser à la baisse le prix de leurs meilleurs modèles. Et ce, pour le plus grand bénéfice d’acheteurs pas trop « friqués » épris de qualité. Démonstration par l’exemple : l’UCX30Hi, un Hi-8 de choc qui vient remplacer l’UCX2Hi. Non seulement il reprend les principaux points forts de son prédécesseur, mais il intègre de nouvelles fonctions, de montage notamment, alléchantes en diable. Or, si on compare le prix de lancement des deux appareils, la facture elle, s’allège de 5 000 F. Eh oui, 9 000 F ou lieu de 14 000 F. Avouez que cela devient raisonnable, surtout lorsqu’on examine de plus près les atouts du nouveau venu, à commencer par l’éditeur de montage intégré (8 séquences) qui travaille au time code. Car, l’UCX30Hi se vante d’être l’un des rares modèles Canon, avec le Canon EX2 à intégrer le RCTC. Nous avons pu tester les fonctions de tournage, mais non de montage. Difficile donc, de nous montrer définitif sur sa précision et de nous prononcer sur la progression image par image et les ralentis qu’il promet. Mais ces points seront très prochainement éclaircis.

Autre « plus » intéressant, l’UCX30Hi accepte de s’associer à un adaptateur de diapositives et de négatifs : le FP-100 (700 F environ). Un moyen économique et pratique de transférer ses images fixes sur bande vidéo. Ce système est d’autant plus efficace que l’UCX30Hi compte parmi ses effets la conversion négatif/positif, et qu’il permet de jouer sur la colorimétrie via les réglages de balance des blancs.

Pour le reste, on retrouve les gros avantages de l’UCX2Hi : le somptueux viseur couleurs et ses 180 000 pixels, le fameux stabilisateur d’image optique, capable de mettre en échec les méchantes vibrations d’un 4 × 4 (bon, pas sur les pistes caillouteuses…), le zoom optique ×20 et numérique × 40, l’alimentation au lithium-ion contre l’effet de mémoire qui tue les accus à petit feu, enfin, le toujours surprenant autofocus piloté par l’œil (l’automatisme fait le point sur la portion d’image « regardée » matérialisée par un petit carré).

Dans la même veine, il est possible, rien qu’en examinant son intitulé dans le viseur, d’activer l’une des onze fonctions précédemment sélectionnées (fondu, date, contrôle enregistrement, titre, début/fin enregistrement, balance des blancs, effets et fondus numériques). Au chapitre des moins, le principal regret reste la focale minimale qu’on aurait préférée plus courte (elle équivaut à un 37 mm photo).

Quant à l’image, elle ne vaut pas celle d’un modèle numérique aux rouges claironnants, d’accord, mais elle figure parmi les réussites du Hi-8.

En Bref

Ce Hi-8 haut de gamme coûte 6 000 F de moins que le premier modèle numérique. Un argument de choc auquel se greffent d’autres bonnes nouvelles relançant la question : « DV ou superformats analogiques ? »

Caractéristiques Canon UCX30Hi

  • Capteur : ¼″ 470 000 Pixrels.
  • Zoom : optique ×20, 40-80 mm (numérique ×40) f/1,8.
  • Exposition : Auto, manuelle, + 5 programmes résultat (auto, portrait, sable et neige, Spotlight).
  • Balance des blancs : Auto et mémorisable.
  • Standard : Pal.
  • Format : 8 mm/Hi-8.
  • Audio : Hi-Fi stéréo.
  • Connectique : Sorties A/V Cinch/Y/C, prises Lanc, micro et casque.
  • Autres fonctions : time code RC, Data Code, 7 effets (mosaïque, noir et blanc, sépia, 16/9, conversion négatif/positif, doubleur de focale, solarisation) et 4 fondus numériques. Fonctions pilotables par l’œil
    générateur de caractères, obturateur jusqu’au 1/10 000s.
  • Prix indicatif (octobre 1996) : 9 000 F (1372 €).

CV 98