Les liaisons camescope-magnétoscope

Cette article est la suite de l’article Les liaisons caméscope-téléviseur

Pour les possesseurs de camescopes, il est certain que le transfert des enregistrements sur un magnétoscope de salon présente souvent de nombreux avantages.

Entre autres au niveau du montage et de la postsonorisation. Mais également lorsqu’il s’agit plus simplement de confier à des tiers des copies de prises de vues réalisées à l’occasion de certaines manifestations à caractère familial, par exemple.

Fig. 8

Souvent nécessaire quand les prises de vues sont effectuées en VHS-C — l’exploitation de ces vidéocassettes nécessitant l’emploi d’un adaptateur lorsque le magnétoscope utilisé n’est pas un modèle compatible — cette solution devient indispensable quand les enregistrements sont réalisés à demi-vitesse (mode LP), et plus encore quand le standard retenu est le PAL (cas du Vidéo-8 et de certains VHS) ou quand les enregistrements ont été effectués en composantes séparées sur un camescope S-VHS ou Hi-8.

Pour toutes ces raisons, le transfert de cassettes vidéos d’origine vers un magnétoscope de salon — classiquement un modèle SECAM — devient donc une nécessité. Divers modes de branchements sont à envisager qui vont être dictés essentiellement par le standard (SECAM ou PAL) des signaux vidéo à transférer, de même que par la nature de ces derniers : composites ou en composantes séparées Y/C.

Copies caméscope SECAM/magnétoscope SECAM

Fig. 9

Les branchements à réaliser sont on ne peut plus simples puisqu’ils se résument à relier les sorties audio-vidéo du camescope aux entrées audio-vidéo du magnétoscope enregistreur, et à commuter ce dernier — il ne faut surtout pas l’oublier — en mode « auxiliaire » ou « ligne », de façon à désolidariser ses circuits d’enregistrement du tuner de réception des programmes TV.

D’autre part, il est évident que le contrôle visuel des images et des sons enregistrés doit pouvoir être effectué tout au long du transfert. Ne serait-ce que pour sélectionner les séquences à copier et éliminer les plans indésirables, afin de ne conserver que ceux qui sont dignes d’intérêt.

Pour cela, il faut donc relier le magnétoscope au téléviseur de contrôle. Deux formules sont possibles, la première consistant à profiter de la liaison UHF, par câble coaxial, reliant normalement la sortie antenne du magnétoscope à l’entrée antenne du téléviseur (fig. 8). Toutefois, si l’on veut profiter au maximum de la qualité des images émanant du camescope, c’est à la formule de la liaison péritélévision qu’il faut se rallier (fig. 9), celle-ci présentant l’intérêt d’éviter les étapes, d’une modulation et d’une démodulation successives, consécutives à l’emploi d’une liaison en UHF par câble coaxial.

Copies camescope PAL/magnétoscope SECAM

Fig. 10

Les camescopes PAL se partageant pratiquement à égalité le marché avec les camescopes SECAM, nombreux sont donc les cas où l’on est amené à effectuer un transfert PAL/SECAM au moment de la copie.

Fort heureusement, semblable intervention n’est guère complexe, facilitée qu’elle est par l’existence de nombreux modèles de transcodeurs PAL/SECAM. Leur emploi, au demeurant, est des plus simples, car il suffit en effet de les intercaler en série dans la liaison vidéo réunissant la sortie du camescope PAL à l’entrée correspondante du magnétoscope SECAM.

Pour la liaison audio, le branchement est encore plus simple, puisque celui-ci s’effectue directement de la sortie audio du premier à l’entrée audio du second.

fig. 11

Quant à la connexion vers le téléviseur de contrôle (SECAM), elle peut, au choix, être effectuée comme précédemment, soit au moyen d’un câble coaxial (fig. 10) réunissant la sortie antenne du magnétoscope à l’entrée antenne du téléviseur, soit en reliant les sorties audio-vidéo du magnétoscope aux entrées correspondantes du téléviseur, au moyen d’une liaison péritélévision (fig. 11).

Dans cet exemple, de même que dans celui de la figure 9, on n’oubliera pas de commuter le téléviseur en position AV (audio-vidéo), compte tenu que les signaux en provenance du magnétoscope ne transitent pas par les circuits de réception (tuner) du téléviseur, mais sont appliqués directement aux étages audio-vidéo de ce dernier.

Copies camescope S-VHS (ou Hi-8) / magnétoscope SECAM

Les enregistrements effectués en composantes séparées Y/C étant totalement inexplicables sur les matériels standards VHS et Vidéo-8, il est absolument impératif de passer par une étape intermédiaire ayant pour but leur conversion et leur enregistrement en signaux vidéo composites.

On peut, à cet effet, opter pour deux formules distinctes, la première consistant à recueillir les signaux vidéo composites — issus des signaux en provenance d’enregistrement en composantes séparées, lus par un camescope S-VHS ou Hi-8 — obtenus à partir des convertisseurs Y/C intégrés dans ces appareils ; la seconde, plus élaborée, mettant en œuvre un convertisseur Y/C SECAM extérieur, sur l’entrée duquel sont appliqués les signaux en composantes séparées provenant d’enregistrements réalisés selon cette technique et lus sur un camescope Hi8 ou SVHS.

Fig. 12

A bien des égards, la première formule évoquée rappelle celle de la copie d’enregistrements en provenance d’un camescope PAL, effectués sur un magnétoscope SECAM (fig. 11). En effet, les branchements réalisés sont identiques, car nécessitant eux aussi la présence d’un transcodeur PAL/SECAM (fig. 12), étant donné

que le codage de la couleur, sur les appareils S-VHS et Hi-8 destinés au marché européen, s’effectue en PAL. Seule différence, le mode de fonctionnement hybride retenu (lecture d’enregistrements en composantes séparées, assortie de leur conversion en signaux composites), lequel se traduit par une définition horizontale des images ainsi restituées sensiblement améliorée, qui est en moyenne de 350 points par ligne, au lieu de 250 points par ligne pour un fonctionnement en mode standard. Cela, précisons-le, à l’entrée de la section vidéo du magnétoscope enregistreur, qui ne pourra toutefois — compte tenu des caractéristiques des signaux composites — dépasser, après enregistrement, une définition standard de 240-250 points par ligne.

branchement vidéo
fig. 13

Semblable remarque s’applique également à la formule illustrée figure 13, qui fait appel à un convertisseur extérieur Y/C-SECAM, intégrant un transcodeur PAL/SECAM, convertisseur dont l’entrée est reliée non pas, comme dans l’exemple précédent, à la sortie des signaux composites — obtenus après conversion par le camescope —, mais directement à la sortie des signaux en composantes séparées Y/C.

Liaisons antennes-téléviseur et camescope-téléviseur, par câble péritélévision, via un transcodeur PAL/SECAM.
Fig. 17

D’où, en général, des résultats souvent plus probants que ceux obtenus dans l’exemple ci-dessus, compte tenu que ces convertisseurs externes sont, dans l’ensemble, davantage performants que ceux intégrés aux camescopes S-VHS et Hi-8 qui n’ont pas à répondre à des critères de qualité aussi poussés.

De ce point de vue, il est certain que les meilleurs résultats sont, sans aucun doute, ceux obtenus quand il est possible d’assurer, d’un bout à l’autre du cycle enregistrement/lecture, le traitement séparé des signaux de luminance et de chrominance. Car on peut ainsi maintenir d’une façon presque absolue la remarquable définition des images enregistrées sur le camescope d’origine, de même que la parfaite restitution des couleurs de ces dernières. Il faut, pour qu’il en soit ainsi, disposer bien évidemment d’un magnétoscope équipé d’entrées pour signaux Y/C. Donc adapté à l’enregistrement des signaux vidéo en composantes séparées.

Liaisons magnétoscope (à simple prise péritélévision) décodeur « Canal Plus »
Fig. 19

Mais également pouvoir contrôler les résultats de l’opération de transfert sur un téléviseur doté lui aussi d’entrées pour signaux Y/C. Seule ombre au tableau, les copies réalisées de cette façon ne sont évidemment utilisables que sur des magnétoscopes S-VHS ou Hi-8, ce qui fait perdre toute possibilité de les exploiter sur des magnétoscopes de fabrication standard. Force est donc de revenir aux deux formules examinées ci-dessus qui, si elles ramènent la qualité des images copiées à celles caractérisant les formats de base — VHS ou Vidéo- 8 — débouchent en revanche sur l’universalité d’emploi des vidéocassettes copiées selon cette technique.