Sharp VL-H410

sharp vl-410L’invité de marque sympa.

Ce boute-en-train excelle à animer les soirées entre amis et relance infailliblement l’intérêt des convives. Mais c’est aussi  le complice idéal des tournages clandestins. Allure originale, usages inédits, le Viewcam est devenu une catégorie à lui  seul, au même titre que les épaulières ou les caméscopes video 8 de paume. Depuis février 93 et le coup d’audace que le VL-H400 a représenté, Sharp n’en finit pas de décliner son génial concept. On ne change pas une équipe qui gagne. Le dernier Hi-8 de la tribu, nouveau chef du clan est le VL-H410. Comme de juste, pas de viseur mais la fameuse poignée/objectif, qui pivote 270° et l’écran couleurs LCD de 102 mm de diagonale. Un système bien pratique pour contrôler son tournage et relire ses rushes, mais aussi pour se filmer soi-même en visualisant son image. Très proche du VL-H400, ce Viewcam se distingue surtout par un écran antireflet, un zoom numérique 16×, une alimentation au lithium et une base multifonction.

Caractéristiques Sharp VL-H410

Données constructeur

Caméra

  • Capteur CCD : 1/4″, 470000 pixels
  • Objectif : 4.5-36mm. f/1,8. Une vitesse de zooming. Non débrayable
  • Mise au point : Autofocus TTL débrayable.
  • Sensibilité : 6 lux
  • Obturateur : 6 vitesses du 1/50 au 1/10 000s.
  • Exposition : Automatique programmée.
  • Balance des blancs : Automatique. Mémorisable.
  • Viseur : Ecran ACL 4 pouces : 102 mm de diagonale. 896 200 pixels.

Magnétoscope

  • Format : Hi-8.
  • Standard : Pal.
  • Sorties a/v : Cinch et Ushiden. Plus une entrée Monitor Cinch.
  • Audio : Stéréo Hi-Fi.
  • Dimensions : 201 × 155 × 91 mm.
  • Poids : 990g. Sans batterie.
  • Fonctions : Fondu au noir. Fonctions numériques (stabilisateur, image fixe, Snap, stroboscopie, zoom numérique 16x). Insertion, Alimentation au lithium. Base multifonction
  • Prix indicatif : – de 12000 F (1830 €)

Pour le reste, la poignée accueille toujours la batterie, l’objectif et les fonctions de tournage : déclencheur, zooming électrique, commandes du stabilisateur et des effets numériques (gel, gel ponctuel ou stroboscopie). Modification, par rapport au VLH400 les images se forment désormais sur un mini capteur 1/4 de pouce et non plus 1/3″, une première en Hi-8. Les focales correspondent en équivalent photo à un 40-317 mm, soit un bon téléobjectif, mais pas de grand angulaire. On retrouve une petite particularité déconcertante, propre à cette famille d’appareils : le zoom revient obstinément en arrière lorsqu’il se trouve placé en face d’un sujet trop proche en position téléobjectif. Dès que le sujet s’éloigne tout rentre dans l’ordre. Il suffit de le savoir. Cela n’entrave en rien l’usage du mode Macro, puisqu’il suffit, pour y accéder, d’opter pour la plus courte focale. Le stabilisateur numérique très classique recadre légèrement l’image, contrairement aux tous récents systèmes développés par Sony et Panasonic.

Le bloc écran reçoit la cassette et abrite micro, haut-parleur, connecteur secteur, sélecteur de mise en fonctionnement, mais aussi les commandes de la section magnétoscope ainsi que les précieuses prises casque et micro. Le paramétrage de la date et de l’heure, l’option zoom numérique, le choix des vitesses d’obturation s’effectuent à partir des touches Menu et Full Auto cachées au sommet du boîtier. C’est aussi le cas du débrayage de la balance des blancs et de l’autofocus qui deviennent par là moins accessibles, dommage.

Ne cherchez pas les sorties audio-vidéo, elles nichent sous la base multifonction près d’un curieux connecteur Monitor In. Son utilité ? Branchez un caméscope ou un magnétoscope extérieur et vous pourrez visionner ses images sur l’écran du Sharp. Pratique pour relire des bandes VHS (C) ou S-VHS (C) que le compartiment cassette VL-H410 serait bien en peine d’accueillir. Bien sûr, cette base intègre également le bloc d’alimentation secteur, qui peut se dissocier pour une plus grande portabilité.

En bref

Il convertit sans coup férir les néophytes, enthousiasmés par sa maniabilité et sa convivialité. Parfait complice des tournages familiaux, on lui reproche surtout l’absence de grand angulaire.