Sony DCR-PC7

Sony DCR PC7Au printemps 1996, JVC propose – le GR-DV1 – le premier camescope numérique de poche à architecture verticale. Sony réplique avec le Sony DCR-PC7, un mini numérique très complet de 620 grammes, batterie NP-F100 comprise.

Tournage

Le DCR-PC7E dispose d’un viseur couleur de 113000  pixels et d’un écran LCD orientable de 6,4 cm (2,5 pouces) de 84000 pixels. En tournant l’écran à 180°, le sujet peut se voir comme dans un miroir, tandis que l’opérateur surveille son cadrage dans le viseur. L’appareil exploite un CCD 1/3 de pouce et un stabilisateur numérique (Super Steady Shot) qui ne recadre ni ne dégrade l’image. Celle-ci s’inscrit sur une cible de ¼ de pouce inférieure à la surface du CCD pour permettre son recentrage continu en fonction des bougés. Le zoom optique, ×10 (4-40 mm, f/1,8-2,6) à vitesse variable, correspond à un 36-360 mm photo, relayé par un zoom numérique ×20.

Le PC7 s’alimente sur une batterie Info-Lithium ultra-plate, contenant une puce qui indique, dans le viseur ou l’écran, la durée d’enregistrement restante, ainsi que la charge résiduelle de la batterie. Il accepte des batteries de 1350 mAh (NP-F200) données pour 40 minutes avec écran et 50 minutes avec le viseur. Avec la batterie de 730 mAh fournie, ces valeurs chutent à 25 et 30 minutes. A noter, la présence d’une griffe porte-accessoires.

Réglages

Iris et obturateur sont automatiques. En revanche, la mise au point et la balance des blancs se débrayent avec mémorisation pour cette dernière (position Hold) et un préréglage (lumière du jour ou artificielle). La mise au point s’en trouve d’ailleurs facilitée grâce à un zoom électrique rapide, qui balaie toutes les focales en 2 secondes. Le PC7 intègre également trois programmes d’exposition automatique : Sports, Crépuscule/Clair de lune et Paysage. Bien que le diaphragme automatique ne soit pas débrayable, on peut le corriger manuellement en dirigeant l’appareil vers une zone offrant la meilleure exposition, avec possibilité de verrouillage (AE Lock). Il dispose des modes 16:9 et Photo, des vitesses d’enregistrement (SP et LP), du fondu au noir en début ou fin de plan , de l’enregistrement de brèves séquences de 5 secondes, et de l’Anti Ground Shooting, qui limite les déclenchements intempestifs lorsque le camescope est accidentellement incliné vers le sol. Il est doté de la recherche d’images en enregistrement, mais n’exploite pas les cassettes DV à puce.

Montage

Le DCR-PC7 intègre sortie DV et sorties analogiques (vidéo et audio). Plusieurs modes de lecture sont possibles : recherche d’image, lecture à grande vitesse, au ralenti (1/3 de la vitesse normale), image par image et au 1/25 s, en avant et en arrière, et lecture au double de la vitesse normale. L’affichage en lecture au ralenti est aussi bon qu’à vitesse normale. Quant à la sortie Lanc, elle n’est disponible que sur l’adaptateur optionnel VLC-LM7 qui intègre également l’entrée micro. L’enregistrement s’effectue uniquement en mode 12 bits/32 kHz, autorisant le doublage audio. Il est possible d’enregistrer une source CD, Walkman MD, minicassette, etc., via un câble spécifique (RK-G129 HG). La prise casque stéréo permet de contrôler le son à l’enregistrement comme à la lecture. Notez que, son original et son doublé peuvent être écoutés individuellement ou mixés, avec un réglage de balance entre eux.

Conclusion

Le PC7 offre une définition de 500 points-ligne, un stabilisateur numérique efficace, une vitesse lente, le doublage son, plusieurs modes de lecture et une sortie DV. Par rapport aux plus récents modèles de cette gamme, il lui manque principalement quelques effets spéciaux, des vitesses d’obturation lentes, l’enregistrement 16 bits/48 kHz, l’iris et l’obturateur débrayables. De plus, il se révèle peu sensible. Un appareil toutefois très séduisant pour entrer dans le monde du numérique !

CV 138