Sony DCR TRV950

Sony DCR TRV950

Le premier tri-Mégapixels est arrivé ! Son nom : Sony DCR TRV950, successeur du légendaire Sony TRV900 dont il reprend le concept. Ses principaux points forts : un mode Photo plus performant que celui de son aîné, une meilleure connivence avec l’univers informatique et un confort d’utilisation accru.

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Le Sony DCR TRV900, caméscope numérique DV tri-CCD de poing confortable et maniable, a connu une longue et heureuse carrière. Référence pour les amateurs avertis, il s’est même vu décliné en version professionnelle sous l’appellation DSR-PD100. Remplacer une petite légende, voilà la tâche qui attend le nouveau venu. Pour séduire et s’imposer, il étoffe une section photo jusqu’ici peu valorisée, s’ouvre à l’Internet et améliore son dialogue avec les ordinateurs. Ajoutez une ergonomie plus attractive, pour qu’expert ne rime plus avec austère.

Le test

Ergonomie

Avec ses rondeurs de Handycam, le Sony DCR TRV950 se démarque peu de son prédécesseur. Les doigts retrouvent vite les commandes familières. Une différence pourtant, son écran est tactile. Et cela change toute la prise en main. Autre facteur de séduction immédiat : le confort de visée avec un viseur couleur riche de 180.000 pixels et toujours le fameux écran qui combine une vaste surface, 8,9 cm de diagonale, et une belle précision, 240.000 points. A noter la belle réactivité, avec un enregistrement effectif autour de la demi-seconde une fois pressée la touche Rec. La durée de la batterie fournie est donnée pour 90 minutes en utilisation continue avec viseur, soit 45 à 60 minutes en réel avec l’écran et en exploitant les automatismes et le zoom. La batterie optionnelle NP-FM91 fait grimper cette autonomie à 6 heures en continu. Bien sûr, Sony exploite ici la technologie Info-Lithium qui indique en minutes dans l’écran/viseur la durée restante.

Capteur & optique

Trois CCD d’1/4,7 pouce totalisant chacun 1.070.000 pixels! Là dessus 690.000 pixels sont exploités en vidéo. Le mode photo sur carte réquisitionne tous les points photosensibles ou presque, mais la définition plafonne à 1.152 x 864, loin de ce que propose un appareil photo tri- Mégapixels. La raison ? Les pixels ne s’additionnent pas. Comme toujours en tri-CCD, chacun des trois capteurs traite une couleur primaire pour optimiser le rendu chromatique.

Le zoom optique ×12 débute par l’équivalent d’un 49 mm photo. L’usage du complément grand-angle va très vite s’imposer pour les prises de vues en intérieur ou pour éviter de tronquer les monuments. Un bon point pour le zoom numérique ×24. D’excellente qualité, il est couramment exploitable : il dénature peu le piqué de l’image. Naturellement quand on passe au palier supérieur, ×120, le rendu pixellise illico et une utilisation très modérée s’impose. Véloce, la plus rapide des vitesses de zooming n’excède pas 0,7 seconde pour balayer l’ensemble des focales optiques. Le mouvement peut devenir beaucoup plus lent suivant la pression.

Automatismes et réglages tactiles

Réglages Tactiles Sony DCR TRV950

Les automatismes ne posent plus de problèmes majeurs sur les DV récents. De fait, ceux du TRV950 se comportent bien dans les situations courantes : tant l’autofocus que la balance des blancs ou l’exposition. Cela dit, dès que les choses se gâtent (basse lumière, luminosité excessive, etc.), la possibilité de recourir aux réglages devient appréciable. Et là, Sony fait très fort en rendant ces derniers amusants à utiliser. Il suffit d’effleurer, sur l’écran tactile, la zone de l’image sur laquelle vous souhaitez faire la mise au point pour l’obtenir. Non seulement c’est facile et ludique, mais cela permet d’étendre son vocabulaire filmique en jouant sur le flou-net. Ainsi dans un dialogue, on privilégiera facilement l’un ou l’autre des personnages situés sur des plans différents (à l’avant ou à l’arrière) en fonction de l’importance de leur intervention.

Comme la mise au point, l’exposition se gère du bout du doigt, ou plus chic et moins salissant, du stylet fourni. Désigner l’espace sur lequel doit s’effectuer la mesure de la lumière suffit. L’exemple classique reste celui du contrejour. Pointer le personnage situé devant la fenêtre contraindra le diaphragme à s’ouvrir sans tenir compte de l’arrière plan lumineux et évitera au sujet d’apparaître en ombre chinoise. De même, en cas de forts contrastes avec des noirs et des blancs très présents, désigner les visages valorisera les couleurs chair.

L’écran tactile permet aussi de gérer le zoom numérique en lecture et une partie des effets spéciaux (Trail, Still, Flash, Lumi Key). S’y ajoutent tous les effets afférents au Memory Stick, un peu compliqués à utiliser par la méthode classique, et dont l’écran simplifie l’exploitation. Même remarque pour l’emploi du Bluetooth (voir plus bas).

Autres réglages

Sinon, rien n’interdit de travailler «à la papa » à l’aide des boutons, de la molette, voire de la bague de mise au point cerclant l’objectif pour la netteté. On conserve toute la panoplie des touches et sélecteurs du TRV900, y compris le bon vieux Push Auto. Voilà qui n’invalide pas l’usage du viseur. Par ailleurs, les réglages qui ne gagnent rien à devenir tactiles s’effectuent toujours par la seule méthode traditionnelle. C’est le cas de la navigation dans le menu, de la gestion des modes d’exposition automatique, de la vitesse d’obturation (de 1/3s à 1/10.000s), de la balance des blancs, ou du dosage du niveau d’enregistrement sonore. Une touche Spotlight permet de réagir immédiatement pendant les tournages de spectacles : elle valorise les couleurs chair et évite les surexpositions liées à des lumières ponctuelles trop crues. Une mémoire (Hold) sert à conserver ses réglages, si désiré, après une mise hors tension. Le vidéaste peut ainsi passer du mode Automatique, dans lequel il conserve l’accès aux commandes de compensation du contre-jour ou de mise au point, à un set de préréglages personnels. A noter la possibilité de jouer sur la saturation, l’équilibrage des couleurs, la Sharpness (contours), l’AE Shift (verrouillage de l’exposition), l’AGC Limit (blocage du gain à 6 ou 12 dB) via les Custom Presets. On conserve par ailleurs le contrôle de l’exposition par un Zebra à deux niveaux 70 et 100 %. Un grand absent toutefois, le filtre neutre.

Côté audio, rien n’interdit de modifier le niveau d’enregistrement sonore en cours de tournage, ce qui autorise les rattrapages en cas de saturation.

Mode photo

Flash Sony DCR TRV 950

Particulièrement chouchouté, le mode photo sur Memory Stick est le premier bénéficiaire du capteur tri-Mégapixels. Cela dit, la taille des vues fixes n’excède pas 1 152 x 864, comme c’est le cas avec les mono-CCD de la marque. Même si on se sent un peu frustré de ne pas voir la définition s’envoler, on retrouve les avantages image des tri-CCD sur ses tirages papier: des couleurs mieux définies, des contours plus nets, davantage de modelé. Un flash escamotable renforce ces dispositions d’appareil photo. Il affiche trois niveaux d’intensité. Il se déclenche automatiquement en basse lumière. Impossible de le forcer mais on peut l’inhiber. Ajoutez le mode photo en rafale sur la carte mémoire: il affiche en multi-images, 9 vignettes successives sur un écran.

Plus original, le système de bracketing capture automatiquement chaque vue avec trois expositions différentes. On choisit ensuite le meilleur rendu et on élimine les deux images jugées trop sombres ou trop claires. Autre innovation, la mise au point dans la pénombre à l’aide du système infrarouge Hologram AF, réservé au Memory Stick. Notez que si l’on souhaite capturer des vues fixes sur bande (dans une définition inférieure à celle de la carte mémoire), il faut le spécifier dans le menu.

Image & son

La qualité d’image est excellente. On compte 540 à 550 points-lignes de définition horizontale, comme sur le TRV900. Le traitement DXP 14 bits, plutôt que 10 bits, comme sur le prédécesseur, apporte plus de détail dans les hautes lumières et en cas de dynamiques importantes (contrastes violents). De même, un œil averti observe plus de dégradés dans les blancs et les noirs. La colorimétrie, point fort des tri-CCD, est ici riche en nuances. La saturation et la dominante se règlent grâce aux Custom Presets, ce qui permet d’adapter le rendu aux goûts de chacun. En contrepartie, le Smear est assez présent et surtout, la sensibilité très médiocre. Cette dernière est comparable à celle du rival Panasonic NV-MX350, également doué pour la photo.

En basse lumière, le TRV900 l’emporte sans discussion. Enfin, si on compare le Sony DCR TRV950 au Sony DCR-VX2000, c’est au sens propre le jour et la nuit en défaveur du 950. Côté audio, le rendu est propre, sans bruits mécaniques continus malgré l’intégration du micro dans la coque. En ambiance calme on décèle un souffle, mais il reste très acceptable. Cela dit, un micro externe connecté à l’entrée qui lui est destinée peut venir s’installer sur la griffe porte-accessoires.

Memory stick

Memory Stick Sony DCR TRV950

Outre les photos, le Memory Stick accepte deux tailles d’images animées au format MPEG-1 : 320 × 240 et 160 × 112. La durée des séquences est limitée par la seule capacité du Memory Stick (fonction eMovie EX). La fluidité correspond à environ 8 images par seconde. Parmi les effets liés au Memory Stick : le fondu enchaîné, l’incrustation en chrominance ou en luminance d’une vue de la cassette ou de la caméra sur une vue, un fond ou un cadre préenregistré sur le Memory Stick. Ces fonds et cadres peuvent provenir de la bibliothèque, disponible sur la carte mémoire, ou être réalisés par le vidéaste lui-même.

USB Streaming et Bluetooth

Chez Sony désormais, un camescope ne sert pas qu’à prendre des images fixes ou animées. Il joue aussi les webcams connecté à un PC, et associé à un logiciel de vidéoconférence de type NetMeeting. Cette aptitude s’inscrit dans ce que Sony nomme l’USB Streaming (flux USB), autrement dit un ensemble d’échanges entre ordinateur et camescope, via le port USB. Parmi les fonctions offertes, la possibilité de monter ses cassettes DV en MPEG-1 sur PC seulement, à l’aide du logiciel fourni Image Mixer. Cela rend la carte d’acquisition DV inutile, mais entraîne une nette dégradation de la qualité d’image (320 x 240 au lieu de 720 x 576). Une solution réservée par conséquent à l’Internet. Notez que les possesseurs de Mac comme de PC peuvent utiliser Image Mixer pour monter les séquences vidéo issues du Memory Stick ou les photos stockées sur cette carte mémoire.

Autre application périphérique, la possibilité de naviguer sur le Net, via l’écran du camescope, d’expédier par le Web images et e-mails ou de les réceptionner. Tout cela, grâce au Bluetooth, un système de connexion sans fil. Bien sûr, pour accéder à ce must, une interface s’impose. J’ai nommé le modem Bluetooth de la marque (450 euros quand même !) à brancher sur une prise téléphonique ou un téléphone cellulaire, là encore Bluetooth, engin encore rare et coûteux, il est vrai.

Connectique et montage

Connectique Sony DCR TRV950

Rien n’interdit de monter sur ordinateur en pleine qualité DV pour qui dispose d’une carte d’acquisition. La présence d’entrées DV permet d’exploiter le camescope comme enregistreur. Les entrées analogiques servent à transférer en mini DV les rushes analogiques ou à utiliser le Sony DCR TRV950 pour convertir une vidéo analogique en numérique. Bien entendu, le caméscope pourra également servir pour la numérisation mini DV en le connectant directement sur un ordinateur mini d’une prise IEEE1394.

Pour les amateurs de solutions classiques, le montage mémorisé de cassette à cassette, acquis depuis une paire d’années sur les Sony, est toujours d’actualité. Le TRV950 gère ainsi les points d’entrée et de sortie de 20 séquences, pas nécessairement dans l’ordre de tournage, pour les transférer sur un magnétoscope par infrarouge. Une majorité de marques sont compatibles en enregistrement. L’opération s’effectue à l’aide de la molette de sélection et non plus en manipulant l’écran comme c’était le cas sur les premiers caméscopes à écran tactile.

Effets et fonctions diverses

Les très nombreux effets « maison » répondent tous à l’appel : 7 fondus et 14 filtres et autres trucages allant du négatif aux rémanences, en passant par le Lumi-Key sur cassette ou le fondu enchaîné, via le gel d’image. Des niveaux permettent de renforcer ou d’atténuer les rendus et certains effets se combinent entre eux. L’exploitation en lecture est possible dans la plupart des cas en passant par les sorties analogiques. Signalons aussi le zoom numérique en lecture, le titrage sur cassette à puce, l’intervallomètre et la possibilité de réaliser des animations (pâte à modeler ou objets de toute sorte) en enregistrant jusqu’à 5 vues par seconde. Tout cela vient s’ajouter aux fantaisies du Memory Stick. A noter : la lecture NTSC sur TV Pal, ou encore le Data Code, qui indique en lecture et à la demande les principales conditions de tournage : état de vitesse d’obturation, ouverture du diaphragme, gain, état de la balance des blancs, du stabilisateur, date et heure.

Caractéristiques Sony DCR-TRV950

  • Capteurs : 3 x 1/4,7 pouce, de 1.070.000 pixels
  • Zoom : ×12 (numérique ×150), 3,6-43,2 mm, f/1,6
  • Mise au point : Auto. Manuelle. Spotmètre. Push Auto
  • Exposition : Auto. Manuelle (24 niveaux) + 5 modes AE
  • Bal. des blancs : Auto. Manuelle + valeurs préréglées intérieur, extérieur
  • Obturateur : Auto. Manuel, du 1/3 s au 1/10.000 s
  • Visée : Viseur couleur 180.000 pixels. Écran 8,9 cm, 246.000 pixels
  • Format : Mini-DV
  • Standard : Pal
  • Audio : 12 bits 32 kHz ou 16 bits 48 kHz
  • Connectique : Entrées-sorties A/V : DV, composite par mini-Jack, Ushiden. Prises micro, casque, Lanc, USB (Mac, PC)
  • Autres fonctions :
    • Stabilisateur optique
    • Écrantactile
    • Réglage du niveau d’enregistrement audio
    • Enregistrement SP/LP
    • Flash
    • Memory Stick (MS) avec : mode Movie EX, Chroma Key, fonds préenregistrés, transfert K7 vers MS et inversement
    • USB Streaming sur PC
    • Hologram AF
    • Bracketing
    • Mode 16:9
    • 14 effets spéciaux
    • Montage 20 séquences
    • Zoom en lecture
    • Intervallomètre et enregistrement image par image
    • 7 fondus
    • Titrage sur K7 à puce. Fonction Bluetooth
    • Time Code SMPTE + Data Code
    • Mode Photo. Guide Frame
    • Ralenti, image par image avant-arrière, Pause. Recherche de séquences
    • Zébra à 2 niveaux. Mire de barre
    • Retardateur
    • Doublage audio
    • Filtre coupe vent
    • HP
    • Griffe porte-accessoires
    • Livré avec MS 8 Mo, cordon USB, logiciel Image Mixer 1.0
    • Dim./Poids : 93×99 x 202 mm. 970 g nu
    • Prix indicatif (juillet 2002) : 3100 euros

Verdict

Un superbe appareil très complet. Il joint à une excellente qualité vidéo de belles capacités photo et un confort d’utilisation exceptionnel. On apprécie les entrées audio-vidéo, qui restent de précieux auxiliaires. En revanche, les praticiens exigeants auraient volontiers troqué le Bluetooth ou l’USB Streaming contre une meilleure sensibilité ou un angle de champ plus vaste.

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