Sony TRV900

Sony TRV-900

Sony nous concocte un caméscope numérique à la conception très différente : un petit bijou terriblement tentant, mais à l’ergonomie moins « pro » que celle du grand frère. On attendait le successeur du célébrissime tri-CCD Sony VX1000.

Par Danielle Molson – Novembre 1998

Présentation

Le concept de ce tri-CCD à écran rappelle celui du Panasonic NV-DX100. ll s’en distingue par ses innovations et son stabilisateur optique qui ne dégrade pas l’image. Comme le Canon XL1, il possède une entrée DV, mais reste seul à comporter des entrées analogiques. Une aubaine pour le vidéaste soucieux d’archiver ses rushes analogiques dans un format qui ne s’altère pas à moyen terme. Inédit : la capacité de saisir ses images fixes sur disquette ou carte à mémoire. Fort de trois capteurs ¼” de 450.000 pixels chacun, le Sony TRV900 est doté d’un zoom ×12 (num. ×48), hélas dépourvu de position grand-angle. En effet, sa plus courte focale correspond à un 39 mm photo. D’après nos premiers tests de terrain, l’image du TRV900 équivaudrait à celle du VX1000.

Mais les résultats sur mire accordent au nouveau venu une meilleure définition – supérieur à 500 pts/ligne -. La sensibilité l’emporte un peu sur celle du VX1000, avec notamment moins de bruit en basse lumière, mais pas de progrès majeur dans ce domaine. On apprécie les nombreux débrayages, bien que la distribution des fonctions corresponde à une ergonomie plus « grand-public » que celle du frère aîné. C’est notamment le cas du réglage du niveau audio.

Le Sony TRV900 comporte la double vitesse SP/LP et peut lire les enregistrements effectués en DVCam. A noter : les effets spéciaux (dont le Lumi Key et le fondu-enchaîné), enregistrables, pour certains en lecture, et un intervallomètre pour l’animation. Le titrage pendant et après l’enregistrement est possible avec les cassettes à mémoire.

Connectique

connectique TRV-900

La connectique audio/vidéo analogique et numérique est bidirectionnelle, tant la prise DV (dite i-Link indiquée ln|Out) que les connecteurs composite et Ushiden. ll suffit de mettre le Sony TRV900 en position VTR et d’appuyer sur les deux touches REC rétroéclairées pour activer les entrées. On peut réaliser un montage synchronisé lecteur ou enregistreur analogique/TRV900 avec le câble Lanc de montage. En cas de montage de DV à DV, ce câble devient inutile avec certains appareils récents : les signaux de télécommande passent par le câble DV.

Ergonomie et écran

Modèle de voyage, il pèse moins de 880 g nu et affiche des dimensions modestes: 9,3 × 10,3 × 19,3 cm. S’ajoute au viseur couleur de 180 000 pixels, un écran très bien défini de 184.580 pixels aux dimensions confortables : 8,9 cm de diagonale. Lumineux, bien contrasté, il « assure » dans une majorité de contextes.

Réglages

Moins de réglages que sur le VX1000. On conserve la mise au point par bague et l’autofocus ponctuel Push Auto. Exposition et balance des blancs s’activent à l’aide de petit boutons et se gèrent avec la molette Push Select. Ces réglages sont sauvegardés (hold). Filtre neutre, contrôle du Zebra, compensation du conte-jour, modes AE, figurent au programme. L’obturateur rapide va jusqu’au 1/4.000 s. On peut baisser le gain à -3 dB, ou l’augmenter, via le débrayage d’exposition jusqu’à +18 dB, mais le Sony TRV900 n’a ni vitesses d’obturation lentes, ni Custom Preset.

Audio

Audio TRV-900

On peut moduler l’enregistrement audio. Mais pour cela, il faut effectuer plusieurs validations dans le menu. Une fois le niveau sonore réglé avec la molette Push Select l’écran affiche, pendant le tournage un VU-mètre indiquant l’intensité du volume. On ne peut modifier celui-ci qu’en retournant dans le menu, Le TRV900 enregistre en 12 et 16 bits, et offre le doublage son.

Autonomie

Comme les derniers modèles DV Sony, il accepte les batteries Info-Lithium NP-F, y compris la NP-F950 qui lui permet de tenir jusqu’à 8 heures en enregistrement continu. La batterie fournie NP-F330 est donnée pour 75 minutes en continu et 25 à 40 minutes en réel. Parmi les accessoires optionnels : l’adaptateur/chargeur sur prise allume-cigares.

Télécommande

Télécommande TRV-900

Précieuse, elle offre la lecture image par image avant|arrière et un ralenti avant 1/3 très fluide. C’est elle qui autorise le doublage son et l’affichage du Data Code (visualisation après enregistrement des paramètres de réglage utilises). Elle assure l’éventuelle remise à zéro du compteur et la recherche de photos ou de dates d’enregistrement. Notez sa touche Rec d’enregistrement.

La photo

Ses potentialités d’enregistrement et sauvegarde d’image fixe figurent parmi les gros points forts du Sony TRV900. D’abord, son mode Progressive Scan lui permet d’optimiser la qualité de la prise de vue. Plus original, à l’instar des appareils photo Mavica de la marque, le TRV900 sait aussi enregistrer les vues fixes sur disquette. Et ce, grâce à un adaptateur 3,5″ fourni. Celui-ci se connecte au dos du camescope. Les images ainsi saisies sont converties en JPEG en trois niveaux de qualité, au choix : Standard, Fine, Super Fine. Sur une disquette de 1,44 Mo, et en 640 × 480, on peut caser 7/8 images en Super Fine (compression 1:4), 14 à 16 images en Fine (compression 1:6) et 23 à 27 images en Standard (compression 1 :10). Un système économique et pratique, puisque la disquette est ensuite immédiatement exploitable par un PC.

Lecteur disquette TRV-900

Ensuite, on peut recourir à deux supports non fournis : les PC Cards (ATA) ou, plus « branchés », les Memory Stricks, système de sauvegarde Sony fonctionnant comme les PC Cards. Ces Memory Sticks s’enfichent sur un adaptateur PC Card, qui se glisse dans la fente prévue pour l’adaptateur de disquette. Enfin, rien n’interdit d’enregistrer ses images fixes en DV sur cassette. Au nombre des fantaisies agréables, notez la fonction Slide Show qui permet d’enchaîner ses photos en un diaporama et la possibilité d’enregistrer en multi-image, 9 ou 2 à 4 vues en continu sur un même écran.

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