Comparatif magnétoscopes S-VHS de montage

Répondant parfaitement aux exigences des amateurs pointus, le magnétoscope VHS a encore de beaux jours devant lui. Pour un prix relativement accessible en regard de leurs performances, ils assurent des montages précis, offrent de très nombreuses possibilités et délivrent une qualité d’image supérieure au VHS. Un critère de choix pour les vidéastes qui tournent en SVHS mais aussi en Hi-8 ou DV. Trois modèles « star » se disputent actuellement le haut du pavé. Seul un comparatif de magnétoscopes de montage permettait de les départager.

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Jean-Pierre Challot – avril 1998

Le format S-VHS offre de nombreux avantages, notamment au montage. L’enregistrement et la restitution de 400 pts/ligne permettent aux magnétoscopes de ce comparatif de s’associer sans  complexe avec des camescopes Hi-8, S-VHS (C) et même, numériques (en liaison Y/C bien sûr). Pour recevoir le titre de magnétoscope de montage, ils doivent remplir certaines conditions. Tout d’abord, posséder des connecteurs de montage. Sur ce point, les trois appareils de ce test diffèrent quant au nombre de prises et leur compatibilité. Si le JVC HR-S 9400 bénéficie d’une borne JLIP et d’un connecteur Synchro propre à la marque, les Lanc (Sony, Canon) et New Edit (Panasonic) se trouvent sur les Panasonic NV-HS900 et Philips VR-969. Ce dernier va même au-delà, outre une compatibilité avec JVC, il arbore une prise RS-232 pour le montage informatisé. Dans tous les cas, la plupart des tables de montage externes peuvent piloter par infrarouge l’un de ces trois enregistreurs (exception faire du Philips soumis à des conditions particulières). Autre critère important, un magnétoscope S-VHS doit bénéficier des fonctions de doublage son et d’insertion vidéo. lei, c’est le cas bien entendu. Enfin, un magnétoscope de montage digne de ce nom ne peut se contenter d’un réglage automatique des niveaux d’ enregistrement audio. Et ça tombe bien, JVC, Panasonic et Philips permettent (à quelques nuances près) de moduler les niveaux sonores. Pour le reste, la lecture de cassettes NTSC est possible avec les Panasonic HS900 et Philips 969, contrairement au JVC.

Comparatif 3 SVHS de montage

Connectique

Ces trois modèles S-VHS possèdent les deux indispensables prises Péritels. Celle de Canal+, compatible câble et satellite, est également commutable en entrée A/V. Pour le raccordement aisé d’un camescope, on trouve des prises Cinch A/V en façade, ainsi qu’un connecteur Ushiden (Y/C). Côté disposition, seul le JVC fait bande à part avec une prise Y/C à l’arrière et non en façade : moins pratique si l’on débranche souvent un camescope ! Les amateurs de son de haute qualité apprécieront de pouvoir raccorder en sortie leur magnétoscope à une chaîne HiFi. En sens inverse, on peut solliciter l’entrée audio stéréo pour exploiter son magnétoscope comme magnétophone Hi-Fi, en y reliant cette fois la sortie Line de la chaîne Hi-Fi. Il ne faut pas oublier que les magnétoscopes SVHS possèdent des caractéristiques audio très proches d’un DAT ou autre MiniDisc. Bizarrement, l’entrée Cinch audio du Panasonic, qui n’existe qu’en façade, n’est pas doublée à l’arrière (Philips et JVC, eux, n’ont pas fait cette « erreur »). Les trois magnétoscopes possèdent un connecteur mini-Jack destiné au raccordement d’un casque, mais seuls Panasonic et Philips intègrent une prise micro. Il faudra donc passer par une table de mixage avec le JVC HR-S 9400 ou, à défaut, se servir du micro incorporé de son camescope, lui-même relié aux entrées audio.

Connecteurs de montage

Afin de pouvoir « dialoguer » avec un camescope, nos trois modèles sont munis de connecteurs de montage. JVC reste encore une fois très protectionniste, puisque le HR-S9400 est doté de connecteurs propres à la marque, à savoir Synchro JVC (malheureusement placés à l’arrière) et le récent JLIP (en façade). Cette interface a néanmoins l’avantage d’assurer le montage assisté par ordinateur, via un kit optionnel. En revanche, Panasonic et Philips adoptent une philosophie plus « ouverte ». Le HS 900 permet de dialoguer, via les protocoles New Edit (Panasonic) ou Lanc (Sony, Canon). Cette même prise assure la synchro-montage avec les anciens modèles Panasonic. Seule surprise, pourquoi Panasonic a-t-il positionné sa prise New Edit à l’arrière de son magnétoscope ? De son côté, le Philips va plus loin : outre la compatibilité Lanc et New Edit, il arbore un connecteur Synchro JVC; par ailleurs, son interface RS-232 lui assure un montage assisté par ordinateur (logiciels disponibles auprès de Como (FVS, Video’Neil) et GSE (Master Trade)). Dans cette configuration, le 969 est plus précis, il gère le time code RTC.

Manipulations

Les trois magnétoscopes se distinguent de prime abord par leur aspect extérieur. Le Panasonic NV-HS 900 est de conception traditionnelle avec sa façade noire sur laquelle seule la molette Jog/Shuttle est visible, les commandes se cachant sous un grand volet. Le JVC possède un look nettement plus soigné, avec sa façade anodisée à dominante dorée, encadrée par des montants latéraux façon loupe d’orme. Quant au Philips VR-969, son esthétique est des plus recherchées et avant-gardistes : seule une pendule analogique (eh oui, avec des aiguilles !) vient orner la façade noire. Toutes les commandes se dissimulent derrière un volet. Une fois celui-ci rabattu, on découvre un Jog/Shuttle au maniement très confortable ainsi qu’une série de touches et de curseurs. Mais pas de panique, leur manipulation reste aisée. Dommage cependant que la molette Jog/Shuttle ne puisse se bloquer sur une position précise, ce qui rend service lorsqu’on doit faire défiler une bande à vitesse rapide, ou visionner au ralenti une longue séquence.

Manipulations compatifs VHS de montage

Même défaut chez Panasonic, contrairement au JVC dont la Shuttle peut se bloquer. Sur ces deux derniers modèles, on regrette que certaines touches soient vraiment trop petites : Pause et Enregistrement sur le JVC HR-S 9400 et Enregistrement, Insertion et Doublage son sur le Panasonic NV-HS 900. Un comble pour des magnétoscopes destinés au montage, sur lesquels ces fonctions sont particulièrement sollicitées ! Rien à dire en revanche pour l’arrêt sur image : après réglage éventuel du Tracking, la pause est parfaite sur les trois modèles, tout comme l’avance image par image. En montage, magnétoscope placé en enregistreur, on apprécie de pouvoir recaler la Pause/Enregistrement sur le seul HR-S 9400, une fonction que l’on peut comparer à l’Edit Search de certains camescopes.

Enfin, l’affichage sur écran, lors d’opérations de montage, est plus pratique sur le Philips que sur le JVC ; alors que le Panasonic en est quasiment dépourvu, ne possédant pas de table de montage intégrée.

Impossible de passer sous silence la fonction exclusive à JVC, le Dynamic Drum. Grâce à cette technologie, il est possible de visualiser à vitesse rapide (jusqu’à 9x) une cassette, sans que de vilaines barres de bruit ne perturbent la lecture. Un vrai régal, d’autant que cela fonctionne également en sens inverse de lecture !

Au chapitre des détails qui peuvent faire la différence, on apprécie – en cours de montage sur le Philips – que la télécommande ne monopolise aucune fonction vitale. Elle est en revanche indispensable pour sélectionner la piste audio à écouter (JVC, Panasonic et Philips) ainsi que l’entrée A/V à valider (Panasonic). On apprécie la clarté du mode d’emploi fourni par JVC et, dans une moindre mesure, Panasonic. Seul Philips n’a pas cru bon d’offrir une notice d’utilisation digne de ce nom. D’autant plus dommage que cet appareil regorge de subtilités peu évidentes à comprendre. Enfin, gros défaut du Philips, ses exaspérantes touches double fonction (voir encadré) qui peuvent entraîner de graves erreurs de manipulation.

Transcodage

Parmi les trois magnétoscopes de ce comparatif, deux intègrent un double transcodeur Pal/Secam : les JVC HR-S 9400 et Panasonic NV-HS900. Ce paragraphe ne concerne donc en aucun cas le Philips VR-969, puisqu’il est dénué d’une telle fonction. A quoi sert un transcodeur ? Tout simplement à transformer un signal Pal en Secam, et inversement. Les HR-S 9400 et NV-HS900 différencient la norme d’enregistrement et le signal de sortie. Il est possible de régler la norme d’enregistrement sur 3 positions : Auto, Pal ou Secam (ainsi que Mesecam pour le Panasonic). En position Auto, l’enregistrement s’effectue selon la norme du signal reçu. Ainsi, le Secam sera enregistré en Secam, et le Pal en Pal, le signal vidéo ne subissant alors aucun transcodage. En revanche, les positions Pal et Secam forcent l’enregistrement en Pal ou en Secam du signal vidéo.

Transcodage 3 SVHS de montage

Ces deux positions sont également très utiles lorsque l’on a affaire à un signal vidéo entrant de faible qualité. Le magnétoscope peine alors pour déterminer la nature réel du standard. Le risque : que le standard change en cours d’enregistrement. Pour les montages, il est conseillé de ne pas se positionner sur Auto, la détection de la norme d’ enregistrement pouvant occasionner, certaines fois et durant quelques images, des flashes de couleurs au début de chaque plan. Bien entendu, ce transcodage en enregistrement n’a son intérêt que si l’on utilise des cassettes VHS. En effet, dès que l’on introduit une cassette S-VHS dans le magnétoscope, le transcodeur en enregistrement devient inactif : le S-VHS est forcément Pal.

Le deuxième transcodeur contrôle le signal vidéo sortant du magnétoscope. Le Panasonic comporte deux positions : Pal ou Secam ; alors que JVC en comporte une troisième : Off. Dans ce dernier cas, le transcodeur est inactif, et le signal sort à la même norme que celui qui est lu ou enregistré. Les positions Pal et Secam forcent donc le transcodage du signal vidéo lu ou enregistré. Ce transcodeur en sortie intéresse surtout les vidéastes de l’Hexagone possédant une vieille télé Secam, ou qui souhaitent recopier en Secam une cassette Pal. On constate avec les deux magnétoscopes une qualité égale de transcodage : peu de pertes, si bien que l’on a du mal à distinguer une deuxième génération transcodée d’une copie directe dans le même standard. Un résultat certainement dû au traitement interne du signal, celui-ci n’ayant pas à transiter par des câbles vidéo comme c’est le cas avec un transcodeur externe. Au chapitre des récriminations, nous regrettons que JVC n’ait pas cru bon de mentionner sur son panneau LCD la norme d’enregistrement effective, ce qui permet de rassurer instantanément le vidéaste. Un point que le Panasonic NV-HS900 n’a pas oublié. Celui-ci reprend même un tableau récapitulant toutes les possibilités de transcodages envisageables à partir de sources Pal, Secam et Mesecam.

Qualité image

Les trois modèles S-VHS de ce comparatif fournissent une très belle qualité d’image : difficile de dire lequel offre le meilleur résultat. On obtient ici des couleurs éclatantes qui ne bavent pas, et un contraste qui renforce l’impression de netteté. Précisons que les magnétoscopes S-VHS ont un avantage certain sur leurs frères VHS, c’est l’utilisation d’un filtre en peigne. Celui-ci sert à séparer les composantes d’un signal vidéo, afin de traiter chacune séparément. Il s’ensuit des couleurs qui n’interfèrent pas entre elles (Cross Color) ainsi qu’une netteté préservée. Mais tous les magnétoscopes n’exploitent pas le même procédé de filtrage et celui employé sur les magnétoscopes dotés d’une fonction transcodage donne généralement un meilleur résultat (séparation par filtrage indépendant de la luminance et de la chrominance, et non par filtre complémentaire Y/C).

La différence n’est cependant guère visible à l’œil nu. Parallèlement, on trouve sur nos trois magnétoscopes un système d’optimisation de l’image – un peu gadget – suivant le type de bande utilisée (valable en lecture et en enregistrement). Seule différence, celui du Panasonic NV-HS900 peut être activé ou désactivé.

Montage image

Comme nous l’avons vu précédemment, les trois magnétoscopes diffèrent quant à la compatibilité des connecteurs de montage. JVC reste fidèle à lui-même avec ses prises Synchro JVC et JLIP, routes deux propres à la marque. A noter que la télécommande optionnelle RM-V704 permettrait de commander tous camescopes ou magnétoscopes par émission de codes infrarouges (non testé).

Montage image

De son côté Panasonic offre une compatibilité filaire avec un nombre supérieur de camescopes, puisqu’il dispose de prises de montage mini-Jack (compatible Lanc et Panasonic), New Edit. Enfin, Philips remporte la palme de l’universalité avec sa compatibilité Lanc, New Edit, Synchro JVC et RS-232 ! Cette dernière permet le montage assisté par ordinateur, via des logiciels spécifiques (voir chez Como ou GSE). Mais Philips va plus loin avec un time code de type Rapid Time Code. Il suffit alors de relier, via un connecteur de montage (New Edit ou Lanc), un camescope doré ou non du TC pour assurer le pilotage de celui-ci depuis un PC. De plus, pour peu que le lecteur gère également le time code, la précision devient presque absolue. Point commun, les trois magnétoscopes possèdent les fonctions indispensables à un montage de qualité : mode Assemble bien sûr, Insertion vidéo, Doublage son et Insertion audio-vidéo. On constate toutefois des différences de mise en œuvre. De classiques boutons sur les JVC HR-S 9400 et Panasonic NV-HS900, alors que l’on doit recourir à différents menus chez Philips. Signalons néanmoins qu’avec ce dernier, on bénéficie d’un affichage plus complet sur écran, en superposition sur l’image d’origine. Bravo pour l’extrême simplicité du montage sur le Panasonic NV-HS900 et son mode Touche unique (calage automatique du lecteur et de l’enregistreur en Pause et Pause/Enregistrement). On peut même piloter un lecteur Sony ou Panasonic, via le Jog/Shuttle de l’enregistreur ; c’est aussi le cas du Philips.

Précision

Les amateurs pointus accordent  une grande importance à la précision du montage. Si l’on compare les trois modèles, il faut le faire dans les mêmes conditions, c’est-à-dire en montage d’une séquence unique et de courte durée. Le meilleur résultat revient au Philips VR-969 (mini 4 images), suivi par Panasonic et JVC (mini 8 images). Toutefois, Panasonic obtient une remarquable précision en liaison New Edit (- 2, + 1 image). Difficile cependant de préférer un magnétoscope plutôt qu’un autre, la précision étant largement suffisante dans tous les cas. Notez que seul le Philips règle le temps de Preroll, indispensable pour assurer, quelle que soir la marque, une bonne synchronisation entre le début de la lecture et celui de l’enregistrement. Le VR-969 calcule automatiquement cette durée lors du raccordement d’un magnétoscope ou camescope sur une des prises de montage. Bien entendu, il est possible de modifier cette valeur, malheureusement exprimée en secondes et centièmes de seconde, et non en images.

Si l’on se sert du montage assisté par ordinateur, via la prise RS-232 du Philips (Rapid Time Code), la bande S-VHS se trouve alors time codée. On obtient alors une précision légèrement supérieure, puisque l’on n’est plus tributaire d’un glissement de la bande. Mais cette particularité présente surtout un intérêt lorsque l’on se sert de la table de montage intégrée au VR-969, permettant de mémoriser jusqu’à 10 séquences. Autre magnétoscope à posséder une table de montage intégrée, le JVC HR-S 9400 (8 séquences). Mais elle ne fonctionne pas du tout de la même façon. Pour en bénéficier, il faut placer le magnétoscope JVC en lecteur d’une configuration de montage, alors que le Philips VR-969 peut se trouver en enregistreur. Dans ce cas, il est possible de piloter à partir de son Jog/Shuttle le déplacement de la bande du lecteur (VR-969 en maître). Autre différence : s’il est impossible de modifier l’ordre des séquences mémorisées sur le JVC, le Philips permet d’intervertir leur ordre, ou d’en remplacer une sans avoir à effacer l’intégralité des 10 séquences mémorisées. Enfin, il ne faut pas perdre de vue que le montage automatisé de 8 ou 10 séquences entraîne nécessairement une baisse de la précision, notamment pour les dernières séquences. Les amateurs très exigeants en terme de précision devront donc opter pour un montage plan par plan.

Dynamic Drum

Lors de la lecture à vitesse rapide d’une cassette vidéo, un tambour classique, autour duquel sont fixées les têtes vidéo, ne suit pas le déplacement des pistes, inscrites selon un certain angle par rapport à la bande. Il s’ensuit alors des images bruitées, avec parfois une perte de colorimétrie. Les ingénieurs de JVC se sont donc penchés sur ce problème et ont trouvé la solution : rendre le tambour mobile en lui faisant suivre l’inclinaison des pistes vidéo. Il en résulte une lecture parfaire, même lors d’un visionnage en vitesse rapide (9x), quel que soir le sens de lecture. Fini les images brouillées et à peine reconnaissables !

Maître ou esclave ?

En liaison directe lecteur/enregistreur, l’enregistreur est toujours maître chez Panasonic. Ce sera donc le cas du NV-HS900 si cette fonction lui est dévolue, tandis que le lecteur devient esclave, quelle que soit sa connectique (Lanc ou New Edit).

A l’inverse chez JVC, le lecteur est toujours maître, c’est lui qui intègre et gère la table de montage quand elle existe. Par conséquent, le HR-S9400 sera maître en lecture et esclave en enregistrement. Quant au Philips VR 969, il est maître lorsqu’il enregistre et/ou utilise sa table de montage, quel que soit le lecteur. En liaison directe, il est difficile de lui attribuer le rôle de lecteur, car son système de touches à double fonction l’empêche d’être piloté par un autre magnétoscope.

Montage son

Capacités audio

Outre la présence d’un son Hi-Fi, nos trois magnétoscopes sont également compatibles avec la norme de diffusion Nicam, assurant un son de haute qualité. Actuellement seuls quelques programmes sont diffusés selon cette norme, mais la tendance devrait se généraliser durant les prochaines années. Les mélomanes voudront savoir si les trois magnétoscopes disposent d’un réglage manuel des niveaux d’enregistrement audio. Eh bien oui, mais ils fonctionnent de deux façons différentes : réglage commun aux deux canaux pour le HR-S 9400, ou séparé sur les Philips VR-969 et Panasonic HS-900.

Réglages audio

Une petite précision est néanmoins nécessaire. Il est impossible de moduler le niveau d’enregistrement audio d’un signal entrant, via la prise  antenne. En revanche, tout signal arrivant par une prise Péritel, ou les connecteurs Cinch ou Y/C, peut être modulé à volonté. A noter : les réglages de la piste Hi-Fi. On préfère les boutons poussoirs du VR-969 plus précis et agréables à manipuler qu’un minuscule bouton rotatif ! Si les trois appareils permettent le raccordement d’un casque (niveau réglable), Panasonic et Philips ont prévu un mini-Jack pour le raccordement d’un micro stéréo.

Doublage

Comme sur tout bon magnétoscope de montage, le doublage son est possible, c’est-à-dire le remplacement de la piste audio monophonique (appelée également longitudinale) par un nouveau message sonore, sans toucher ni la vidéo ni la piste Hi-Fi. Pour rappel, celle-ci est enregistrée en couche profonde de la bande magnétique. Il est intéressant de savoir qu’aucun des trois appareils ne produisait de doc sonore en début ou fin de doublage son. Cette fonction est validée par une simple touche sur les magnétoscopes JVC et Panasonic. En revanche, il est nécessaire de passer par différents menus avec le Philips.

De plus, celui-ci a l’avantage de proposer des modes de montage inconnus sur les autres magnétoscopes : l’Insert Copie permet par exemple d’enregistrer une nouvelle image tout en transférant le son mono existant sur la piste Hi-Fi. Une sorte de son en boucle dans le sens inverse. Hormis ce particularisme, le son en boucle « normal » est possible sur les trois modèles. Pour ceux qui ne connaissent pas cette technique, petit rappel. Le son en boucle consiste à lire la piste Hi-Fi et à l’enregistrer simultanément sur la piste audio Normal (mono) en mélangeant le son Hi-Fi avec une musique ou un commentaire (via une table de mixage audio). Cette fonction est très appréciée des vidéastes, amateurs de montages bien finis.

Mixage

Pour écouter une cassette vidéo ayant subi quelques modifications au niveau de sa bande son (doublage son ou son en boucle), les trois magnétoscopes autorisent la sélection de la piste audio à écouter : canal droit ou gauche, stéréo ou mono. Ce choix s’ effectue sur les trois modèles à partir de la télécommande. Mais ils proposent également l’écoute simultanée d’un mixage des pistes mono et Hi-Fi. Cette sélection s’opère par le même bouton des télécommandes sur les magnétoscopes JVC HR-S 9400 et Philips VR-969, alors que l’on doit paramétrer au préalable correctement le menu pour y accéder sur le Panasonic NV-HS900.

Particularité : la fonction Time Scan

Spécifique au modèle JVC, le Time Scan assure la lecture d’une bande en accéléré ou ralenti tout en gardant un son compréhensible. Cela facilite la recherche d’une séquence, mais peut parfois désorienter. Le son étant découpé en période de 3 secondes, l’audio non entendu varie suivant la vitesse de lecture (cette fonction est surtout idéale à ×2).

Ceci fonctionne également en cas de lecture inversée. Le son est alors correctement audible, mais l’écoute commence bien sur par la fin de la phrase. En arrêt sur image, les trois dernières secondes de son seront répétées tant que l’on reste sur la même image. Une fonction que certains désactiveront lors d’opérations de montage.

Fonctions de base

Afin de faciliter la vie des utilisateurs, les magnétoscopes les plus récents sont équipés des dernières innovations technologiques. Par exemple, le réglage automatique de l’horloge par réception d’un signal émis par certaines chaînes, via le Télétexte. Ce système garantit une extrême précision, puisque le bon réglage de l’horloge est vérifié toutes les heures. Fini les problèmes liés aux coupures de courant ! Quant à la syntonisation du tuner, elle s’effectue automatiquement dans le cas du JVC et du Philips, avec mémorisation suivant le même ordre que le téléviseur. Chez Panasonic, le HS-900 étant de conception un peu plus ancienne, la recherche des chaînes s’effectue de manière semi-automatique ; il est nécessaire de valider chaque chaîne dans le menu. Dans tous les cas, on constate une bonne qualité de réception du tuner. Pour faciliter la programmation d’un enregistrement nos trois magnétoscopes sont bien sûr équipés du ShowView. Afin de synchroniser le début de l’enregistrement d’une émission avec le commencement réel de celle-ci (même en cas de retard sur la programmation) on trouve le PDC uniquement sur le Philips VR-969. Mais ce perfectionnement est en réalité peu utile, puisque seule la Cinquième, l’une des rares chaînes à respecter ses horaires de diffusion, émet ce signal !

Verdict

  • Simplicité d’emploi : Panasonic arrive largement en tête même si ses possibilités sont légèrement moindres (pas de table de montage intégrée).
  • Image : Qualité identique de l’image sur les trois modèles. Impossible de les départager sur ce point.
  • Transcodage : Avantage obligatoire aux JVC et Panasonic dans la mesure où le Philips ne dispose d’aucun transcodeur intégré. Petite préférence au Panasonic qui affiche clairement le standard.
  • Son : Léger avantage au Philips pour ses possibilités sonores et au JVC pour l’écoute du son, même à vitesse rapide.
  • Montage : Les touches à double fonction (incompatibilité avec de nombreuses tables de montage) nuisent au Philips, par ailleurs doté d’une universalité et de fonctions évoluées.
  • Particularisme : Le JVC l’emporte par une fonction exclusive, le Dynamic Drum  offrant la lecture rapide sans barre de bruit (jusqu’à 9× en avant comme en arrière).
  • Connectique : La plus complète et surtout la plus universelle revient sans  conteste au Philips VR-969 et ses connecteurs de montage très diversifiés.
  • Extensions : Avantage certain au Philips VR 969 pour sa prise RS-232 et au JVC HR-S 9400 pour sa prise JLIP, assurant tous deux une passerelle vers le monde informatique.
  • Prix : Les trois magnétoscopes sont proposés au même prix indicatif : 7.990 F (1.218 €)

 

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