Sony CCD V800

Sony CCD V800Deux ans après sa sortie, en mars 93, une enquête révéla que 8 % des lecteurs de la revue Caméra Vidéo détenaient un Sony CCD V800. Un chiffre considérable qui plaça ce modèle au deuxième rang des camescopes vidéo 8 les plus possédés (juste derrière le fameux Sony V5000). A l’origine de son succès, une liste incroyablement longue de fonctions alléchantes pour un vidéaste averti : nombreux débrayages manuels (dont une exposition sophistiquée et bien sûr une Balance des Blanc manuelle), vrai zoom manuel, capacités de montage élaborées (mécanique avant/arrière de recherche image par image, time code RCTC réinscriptible), bon arrêt sur image, intervallomètre capable d’enregistrer 4 images à la fois (soit environ 1/6 s), entrée micro, griffe porte-accessoires, titrage en mode lecture et même paramétrage possible de l’intensité et de la dominante des couleurs…

Lucien Sénéchal – février 1999

Tournage

Modèle de poing, ni aussi lourd qu’une V5000 ou une V6000, ni trop léger (1,2 kg sans batterie), le V800 se loge facilement dans un sac. Au tournage, on peut jouer sur trois paramètres au moins, très faciles d’accès : le gain (boostable à + 18 dB !), l’iris et la vitesse d’obturation fonctions qu’on n’est pas obligé d’aller chercher dans un menu). Il existe par ailleurs de multiples modes prioritaires (Portrait, Sport, etc.). Côté zooming (×10), on obtient un précadrage au moyen du levier de focale manuelle. Mais sa préhension délicate rend quasiment impossible un mouvement coulé en cours d’enregistrement à moins de rechercher un effet « coup de poing ». N’utilisez pas l’autofocus, franchement poussif. Préférez la vraie bague de mise au point manuelle commutable en position Macro.

Montage

Le time code RCTC vous garantira, via la prise Lanc de ce modèle, un montage précis et une compatibilité avec la plupart des éditeurs ou avec des magnétoscopes Lanc comme le Sony EVS 9000. La recherche d’un point d’entrée est par ailleurs facilitée par une avance ou un recul image par image, rare sur un modèle de poing et disponible sur le camescope même. A défaut, vous disposez aussi d’un mode Ralenti. Ajoutez l’affichage du time code sur écran (DataScreen) pour le confort de votre dérushage ou la réalisation éventuelle d’une copie de travail pour maquette.

Conclusion

Attractif et ultra-complet, le V800 tient la dragée haute à bien des Hi-8 actuels. Certes, son ancienneté le pénalise : absence de stabilisateur et autonomie plus réduite que les actuelles batteries Info-lithium. En 1991 Sony annonçait une autonomie théorique de 60′ (NP-55 fournie) ou 140′ (avec NP-77H). Divisez ces durées au moins par deux pour un modèle d’occasion (point très important à vérifier avant achat). Par ailleurs, contrôlez que la télécommande soit présente (elle dispose notamment du report du zoom). Côté options, une bonnette grand-angle (comme le x0,7 Sony VCL 752) n’est pas superflue, le V800 plafonne à 38,5 mm (équiv. photo). Notez enfin que le V800 accepte les piles LR0 moyennant un boîtier d’alimentation spécial.

CV 124