Synchrocinéphone G. B. G.

Le Synchrocinéphone, dispositif à liaison électrique, peut s’adapter facilement à n’importe quel projecteur de films du type courant à moteur universel.

E. S. FRÉCHET & S. de MARCI  – 1966

SynchrocinéphoneIl ne nécessite aucune modification du magnétophone, sa fixation étant assurée, sur le côté de celui-ci par une sangle élastique ou par un jeu de pattes coulissantes permettant de la placer dans le même plan que les bobines. Il fonctionne indépendamment des formats et des cadences de projection (16 à 24 images/seconde).

Le Synchrocinéphone est principalement constitué :

      1. D’un volant d’environ 90 mm de diamètre autour duquel vient s’enrouler la bande magnétique. Pendant la marche, ce volant tourne donc à une vitesse constante imposée par le défilement de la bande.
      2. D’un moteur magnétique à 8 pôles dont la fermeture périodique et successive des circuits a pour effet de faire tourner un rotor, à une vitesse angulaire qui sera constamment fonction du déroulement du film, donc de la vitesse du projecteur.
      3. D’un petit organe dénommé « pilote », lequel, placé sur le trajet du film, envoie, au passage de chaque image, une impulsion au moteur magnétique.
      4. D’un système différentiel à engrenage solidaire du volant et du rotor.
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Synchrocinéphone G. B. G.
1. Planétaire supérieur. – 2. Planétaire inférieur. – 3. Rotor représentant la vitesse image (film cinéma) . – 4. Pignon satellite.- 5. Rhéostat. – 6. Curseur.-7. Volant représentant la vitesse son (bande magnétique).

L’échelonnement des impulsions a été calculé de telle façon que, au moment où projecteur et magnétophone sont en parfaite synchronisation, les vitesses angulaires du volant et du rotor sont égales. A ce moment précis, le petit pignon « satellite » du différentiel demeure immobile.

Si, par suite de variations du secteur ou d’échauffement normal du projecteur, celui-ci va plus ou moins vite par rapport au magnétophone, le pignon satellite se déplace autour du centre de rotation dans un sens ou dans l’autre, et c’est ce mouvement angulaire qui est mis à profit pour assurer l’exploration d’une résistance auxiliaire, chargée à chaque instant d’ajuster l’alimentation du moteur du projecteur, de telle façon que la vitesse de ce dernier soit maintenue constante, en fonction du défilement de la bande magnétique.

On voit donc que, par ce procédé, la régulation du projecteur se fait en régime continu, et ne nécessite aucun réglage préalable.

D’autre part, la liaison par voie électrique peut, par simple coupure, être débrayée, ce qui permet de rattraper instantanément en cours de projection tout décalage accidentel provenant d’erreur d’origine ou de mise en place.

SynchrocinéphoneSur sa face extérieure, le volant est revêtu de graduations permettant de connaître exactement les longueurs de bandes magnétiques correspondant aux nombres d’images passant dans le projecteur. Ces échelles permettent en outre de déterminer le nombre d’images nécessaires pour monter en parfaite synchronisation tous poèmes ou chansons filmés.

Une autre utilisation est à signaler à l’actif du Synchrocinéphone. En effet, certains cinéastes préfèrent recourir, pour la sonorisation de leurs films, au procédé de la piste magnétique marginale couchée sur la pellicule image. Or, l’expérience montre qu’il est beaucoup plus facile d’établir une sonorisation, non pas directement sur le film, mais sur un magnétophone plus souple d’emploi. L’enregistrement terminé, le synchroniseur associé cette fois à un projecteur sonore – devient l’intermédiaire indispensable pour effectuer, sur la piste marginale, du film le transfert du son inscrit sur la bande magnétique 6,25, de sorte que le cinéaste dispose ainsi d’un document final simple, et non pas double comme dans le cas d’un magnétophone associé à un projecteur muet.

Le cinéma sonore d’amateur et l’enregistrement magnétique – 1966

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