DV, DVCam quelles différences ?

dv-dvcam

Certains modèles de caméscope numérique Sony haut de gamme sont déclinés aux formats DV et DVCam, moyennant une différence de prix allant de 600 à 1500 euros. Voici un rappel de ce qui distingue ces deux formats frères.

Le DVCam est une déclinaison fidèle du DV : mêmes taux et type de compression (5:1, intraframe), même structure d’échantillonnage du signal (4:2:0), même largeur de bande (1/4 pouce, 6,35 mm)… Alors, hormis le prix, blanc bonnet et bonnet blanc ?

Le DVCam tourne plus vite

La principale différence tient à la vélocité. Le tambour tourne bien à la même cadence (9000 tours/minute) mais la bande DVCam défile 1,5 fois plus vite que celle du DV (18,8 mm/seconde en DV contre 28,2 mm/seconde en DVCam). Du coup, la densité d’informations sur la bande étant moins grande, la largeur de la piste vidéo s’en trouve augmentée : 15 microns en DVCam contre «seulement» 10 microns en DV. Il en résulte une plus grande stabilité de lecture ainsi qu’une meilleure précision. De l’avis de certains monteurs, cela améliorerait la lecture des cassettes d’un appareil à l’autre. Autre paramètre technique, en DVCam, l’audio est «verrouillé» (locked). Cela veut dire qu’avec un camescope DVCam l’audio et la vidéo ne peuvent jamais être désynchronisés. Toutefois, nous n’avons, pour notre part, jamais rencontré le cas en DV.

La cassette DV dure plus longtemps

Les différences pratiques sont plus marquées. D’une part, le DVCam est dépourvu de mode LP (lecture et enregistrement), alors que son frère cadet DV dispose bien des deux vitesses SP et LP. D’autre part, une cassette DV engrange au maximum 120 minutes en LP (80 minutes maxi en SP) alors qu’une bande DVCam peut stocker 64 minutes maxi sur mini-cassette classique et jusqu’à 184 minutes en SP sur cassette grand format. En raison de la vitesse de défilement plus élevée, une cassette DV de 60 minutes, enregistrée sur un camescope DVCam ne dure en réalité que 40 minutes. Enfin, rappelons que seul Sony exploite le format DVCam alors que le DV est commercialisé par tous…

Comparatif DV DVCAm
La bande DVCam défile plus vite que la bande DV, ce qui augmente la largeur de la piste vidéo et accroît la sécurité des enregistrements.

La cassette DVCam est plus sécurisée

Les caméscopes DV et DVCam acceptent les cassettes DV comme les DVCam. Ces dernières sont-elles exactement semblables et ne diffèrent-elles que par leur emballage ? DV et DVCam sont au centre d’une discorde. Pour certains, la bande DVCam serait (un peu) meilleure que la DV. La raison : la DVCam est taillée dans la meilleure partie du ruban, au centre au lieu des bords, et est soumise à des contrôles antidrop sévères. Cela expliquerait la relative cherté du support DVCam : 15 euros les 32 minutes contre 9 euros les 60 minutes en DV. Du coup, la durée de vie des images s’allongerait. Faute de pouvoir vérifier ce point, on peut aussi ne voir dans ces considérations qu’un argument de vente. En effet, dans la mesure où chacune des bandes se nourrit de métal évaporé et reste protégée par la même double couche antiabrasive de carbone, la cassette  DV devrait être aussi fiable. Seule certitude, les bandes DVCam sont les seules à adopter un boîtier bleu antichoc et antipoussière.

A modèle DVCam, potentiel supérieur

La gamme DVCam comprend une vingtaine de produits parmi lesquels on dénombre des épaulières (DSR-570, DSR-390, DSR-250). Depuis plusieurs années, les modèles de poing sont déclinés dans les deux versions DV et DVCam. C’est le cas des «couples» Sony DCRVX2100/DSR-PD170, DCR-TRV950/DSR-PDX10 ou encore des « anciens » modèles DCR-VX2000/DSRPD150. Les différences les plus évidentes entre le modèle grand public et l’appareil pro affectent le prix et les fonctionnalités ou accessoires supplémentaires.

Côté tarif, nous constatons que les écarts se réduisent. Certes, le PD170 coûte encore 1400 euros de plus que son petit frère DV VX2100. Mais la différence entre un TRV950 et un PDX10 tombe à 600 euros (2700 euros contre 3300 euros).

Quant aux fonctionnalités, le produit pro bénéficie généralement d’un potentiel supérieur : un réglage indépendant des deux canaux audio, un micro pro unidirectionnel, une connectique audio asymétrique (prises XLR), un enregistrement audio en Auto sur un canal, en manuel sur le second, et parfois un iris à 24 paliers au lieu de 12, une élévation du rapport signal/bruit de 6 dB, un viseur noir et blanc de meilleure résolution, ou un grand-angle ×0,7 proposé en standard avec le camescope. L’optique, en matière de choix des lentilles, est parfois réputée meilleure sur le modèle DVCam bien que le caillou semble, à première vue, identique. Par ailleurs, tout camescope DVCam bénéficierait de composants «sélectionnés».

Quelles compatibilités ?

  • Une cassette DVCam peut être enregistrée en DV sur un camescope DV. Une cassette DV peut être enregistrée en DVCam sur un camescope DVCam.
  • Un camescope DVCam enregistre en DVCam ou en DV selon la position du commutateur DV/DVCam.
  • Un camescope DV ne peut enregistrer qu’en DV, même si on insère une cassette DVCam.
  • Une cassette DV peut être relue sur tout camescope DVCam, du moment que l’enregistrement s’est effectué en SP.
  • Une cassette DVCam peut être relue sur certains caméscopes ou magnétoscopes DV haut de gamme. Mais elle ne peut pas être relue sur des appareils DV antérieurs à l’arrivée du DVCam (cas du Sony VX1000, par exemple).

CV 181